L’Association du Ratrait cherche à promouvoir les activités artistiques et les échanges culturels, dans le quartier, autour, de la rue du Retrait dans le 20ème arrondissement de Paris.

Depuis 2001, l’Association accueille les artistes qui désirent montrer leur travail. Qu’il s’agisse de peintres, photographes, sculpteurs, acteurs, chanteurs, danseurs ou autres. Mais montrer le travail des artistes est profondément lié au projet de créer du lien social

Une rue et un quartier historiques :

Ménilmontant

Sur la colline de Ménilmontant, la vigne était plantée et les carrières de gypse exploitées depuis l’époque romaine. Ménilmontant était une bourgade autonome, lorsque Jean-Jacques Rousseau en sortait pour arpenter les vergers de la colline avoisinante. C’est là, qu’en octobre 1776, il a écrit la seconde promenade des « Rêveries d’un promeneur solitaire »

Ces vergers étaient arrosés d’une part, par le « ruisseau de Ménilmontant » qui coulait en particulier à l’emplacement de la cour actuelle de l’école du 24 de la rue du retrait, et d’autre part, par des puits dont il reste un exemplaire derrière l’atelier du numéro 20. Le principal vignoble du lieu était celui du « Ratrait » qui a donné son nom au Passage, puis à la Rue permettant de rejoindre directement la rue de Ménilmontant à celle des Pyrénées.

A côté des vergers s’étaient déjà installées sur la colline, quelques résidences campagnardes des riches parisiens : les « folies », comme celles celle de Regnault (1540), du Père Lachaise (1626), de Wendôme (1686) et de Carré de Baudouin (1770)…

Au siècle suivant, des bidons-villes se développent, en même temps que commence l’urbanisation industrielle et qu’apparaissent quelques utopies comme celle de la communauté des Saint-Simoniens sur la rue de Ménilmontant jusqu’en 1832.

En 1859, Ménilmontant est annexée à la ville de Paris. Les moulins, les vignes, les carrières et les fortifications disparaissent. Les rues des Pyrénées et de Gambetta sont tracées et transforment le paysage.

En 1871, la Commune de Paris y voit sa dernière résistance et ses massacres devant le mur des Fédérés.

Le 20, rue du retrait :

Il subsistait, jusqu’en 1999, une ancienne usine de productions d’accessoires automobiles pour Renault. Elle abritait des presses pour formater les pièces métalliques. Cette friche industrielle a été réhabilitée par ses habitants et leurs amis dont l’architecte Rémy CALOT en espaces à vivre. C’est aujourd’hui un lieu verdoyant comprenant habitations, ateliers, lieux de rencontres et d’exposition pour les travaux d’artistes locaux ou étrangers.

C’est un espace qui vit et évolue avec le temps. Les pieds de vigne, sur la façade, comme ceux nouvellement plantés dans des pots devant le Théâtre de Ménilmontant, font revivre les vignobles du 18ème siècle.